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100 % Santé : quel remboursement pour un fauteuil roulant à La Réunion ?

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Depuis le 1er décembre 2025, le remboursement relatif aux fauteuils roulants a changé. Les fauteuils roulants concernés, aussi appelés véhicules pour personnes en situation de handicap (VPH), peuvent être pris en charge intégralement lorsqu’ils respectent le cadre prévu par l’Assurance Maladie.

Cette réforme vise à simplifier les démarches et à limiter le reste à charge. Elle ne signifie pas pour autant que n’importe quel modèle de fauteuil roulant est automatiquement remboursé. La prise en charge dépend notamment du type d’équipement, de la prescription, de l’inscription sur la liste des produits et prestations remboursables (LPP) et, dans certains cas, d’une demande d’accord préalable.

À La Réunion, cette évolution peut concerner des personnes en situation de handicap, des personnes en perte d’autonomie, des familles, des aidants ou encore des assurés ayant besoin d’un fauteuil roulant après une opération, un accident ou une période de rééducation.

Les points essentiels à retenir

  • Depuis le 1er décembre 2025, certains fauteuils roulants sont pris en charge intégralement.

  • La prise en charge concerne les fauteuils inscrits sur la LPP, c’est-à-dire la liste des produits et prestations remboursables.

  • Les équipements concernés peuvent inclure les fauteuils roulants manuels, électriques ou sportifs, les poussettes, les cycles modulaires à roues multiples et les scooters modulaires.

  • Une prescription est nécessaire.

  • La prescription peut être réalisée par un médecin, un ergothérapeute ou un masseur-kinésithérapeute selon la situation.

  • Certaines options ou adjonctions peuvent nécessiter un devis et une demande d’accord préalable.

  • L’Assurance Maladie devient le guichet unique pour les fauteuils concernés.

  • Une période transitoire existe jusqu’au 30 novembre 2026.

  • La mutuelle* peut rester utile pour d’autres frais de santé, mais son rôle sur le fauteuil éligible doit être vérifié selon la situation.

Fauteuil roulant et 100 % Santé : qu’est-ce qui change ?

La réforme s’inscrit dans une logique de prise en charge intégrale. Depuis le 1er décembre 2025, les fauteuils roulants ou VPH inscrits sur la LPP peuvent être pris en charge à 100 %, avec l’Assurance Maladie comme guichet unique.

L’objectif est de simplifier un parcours qui pouvait auparavant impliquer plusieurs financeurs, des délais longs et un reste à charge parfois important. Le nouveau cadre vise à faciliter l’accès à un fauteuil adapté aux besoins réels de la personne, tout en réduisant les démarches administratives.

Bon à savoir : “100 % pris en charge” ne veut pas dire “sans condition”. Le fauteuil doit respecter les exigences prévues par la nomenclature, être adapté à la situation de la personne et suivre le parcours de prescription.

Pour replacer ce sujet dans le cadre plus large du 100 % Santé, les équipements 100 % Santé pris en charge à La Réunion permettent aussi de comprendre les autres postes concernés, comme l’optique, le dentaire ou les aides auditives.

Quels fauteuils roulants sont concernés ?

Les fauteuils roulants concernés sont appelés VPH, pour véhicules pour personnes en situation de handicap. Ils doivent être inscrits sur la LPP, la liste des produits et prestations remboursables.

La prise en charge peut concerner plusieurs types de fauteuil :

Équipement

Peut être concerné ?

Point à vérifier

Fauteuil roulant manuel

Oui

Prescription et conformité

Fauteuil roulant électrique

Oui

Besoin, modèle et prescription

Fauteuil roulant sportif

Oui

Conditions spécifiques

Poussette adaptée

Oui

Situation et prescription

Cycle modulaire à roues multiples

Oui

Cadre de prise en charge

Scooter modulaire

Oui

Besoin et conformité

Options spécifiques

Possible

Devis ou accord préalable

Les fauteuils roulants manuels, électriques ou sportifs, les poussettes, les cycles modulaires à roues multiples et les scooters modulaires font partie des équipements concernés par la prise en charge intégrale, sous réserve du respect des conditions prévues.

Le modèle de fauteuil roulant doit donc correspondre aux besoins spécifiques de la personne : mobilité réduite, perte d’autonomie, usage temporaire, usage quotidien, environnement de vie ou encore capacité à utiliser un fauteuil électrique.

Quelles conditions pour obtenir le remboursement d’un fauteuil roulant ?

La première condition est la prescription. Elle doit être réalisée par un professionnel de santé habilité, selon la situation : médecin, ergothérapeute ou masseur-kinésithérapeute.

Le professionnel peut orienter vers :

  • l’achat d’un fauteuil ;
  • une location de courte durée ;
  • une location de longue durée.

Le choix dépend du besoin médical ou fonctionnel, de la durée d’utilisation, de la mobilité de la personne et de l’évolution possible de sa situation.

Le dossier peut aussi nécessiter :

  • une prescription ;
  • un devis ;
  • une demande d’accord préalable ;
  • une facture ;
  • des justificatifs ;
  • une validation de certaines options ou adjonctions.

Certaines demandes d’accord préalable sont centralisées par l’Assurance Maladie pour de nombreuses catégories de VPH et pour les pièces nécessaires à la prise en charge.

En pratique, mieux vaut ne pas choisir un fauteuil avant d’avoir fait valider le besoin avec le professionnel prescripteur. Cela permet d’éviter un décalage entre le fauteuil souhaité et le fauteuil réellement pris en charge.

Faut-il avancer les frais ?

L’objectif de la réforme est une prise en charge intégrale, avec un parcours simplifié. L’Assurance Maladie devient le financeur et le guichet unique pour les fauteuils concernés, ce qui doit limiter les démarches multiples et réduire le reste à charge.

Avant de valider un devis ou une commande, il faut tout de même vérifier :

  • que le fauteuil est éligible ;
  • que la prescription est conforme ;
  • que le fournisseur applique bien le cadre de prise en charge ;
  • qu’un devis a été établi si nécessaire ;
  • qu’une demande d’accord préalable a été faite si elle est requise.

À La Réunion, cette vérification est particulièrement importante lorsque le fauteuil doit être adapté à un logement, à des déplacements quotidiens ou à des contraintes de mobilité spécifiques. En cas de doute, il est préférable de vérifier le dossier avec le prescripteur, le fournisseur et l’Assurance Maladie avant validation.

Achat, location, renouvellement : comment se déroule la prise en charge ?

La prescription peut concerner un achat, une location de courte durée ou une location de longue durée. Le choix dépend de la durée du besoin.

Un besoin temporaire, après une opération par exemple, peut conduire à une location. Un besoin durable peut justifier un achat. Un besoin évolutif peut nécessiter une location longue durée.

Le parcours peut inclure :

  • l’évaluation du besoin ;
  • la prescription ;
  • le choix du type de fauteuil ;
  • un essai si nécessaire ;
  • un devis ;
  • une demande d’accord préalable si besoin ;
  • la livraison ;
  • le suivi.

La réforme prévoit aussi un parcours organisé autour de l’évaluation des besoins, de la préconisation et de la phase d’essai du VPH pour vérifier que le fauteuil correspond réellement à l’usage de la personne.

En cas de renouvellement, il faut vérifier l’état du fauteuil, l’évolution des besoins, les délais applicables et la nécessité d’une nouvelle prescription.

Options, réparations et maintenance : que faut-il vérifier ?

Un fauteuil roulant peut nécessiter des options ou des adaptations : coussin, adjonction, assistance à la posture, accessoire spécifique, réglage particulier ou pièce adaptée.

Certaines options peuvent faire l’objet d’une prise en charge sur devis, avec une demande d’accord préalable. Lorsque la demande concerne des options non listées dans la nomenclature mais utiles à la compensation du handicap, le dossier peut être examiné par l’Assurance Maladie ou la MSA ; en l’absence de réponse dans le délai prévu, le silence peut valoir accord selon les cas.

Pour en savoir plus, découvrez la FAQ : réforme de la prise en charge intégrale des fauteuils roulants.

Les frais de maintenance et de réparation sont également prévus dans le nouveau cadre. Le forfait annuel a été revalorisé : 260 € par an pour les fauteuils manuels et 750 € par an pour les fauteuils électriques.

Cela peut couvrir, dans la limite du forfait, certaines pièces, la main-d’œuvre, les déplacements ou le prêt d’un fauteuil de remplacement selon les modalités prévues.

Quelle place pour la mutuelle* ?

Avant la réforme, plusieurs financeurs pouvaient intervenir selon les situations : Assurance Maladie, complémentaire santé, MDPH ou autres dispositifs. Depuis le 1er décembre 2025, le principe est de centraliser la prise en charge des fauteuils concernés auprès de l’Assurance Maladie.

Pour un fauteuil roulant éligible à la prise en charge intégrale, le rôle principal revient donc à l’Assurance Maladie. La mutuelle* n’a pas forcément le même rôle qu’avant sur le fauteuil lui-même.

Elle peut toutefois rester utile pour d’autres frais de santé :

Pour mieux comprendre la différence entre ce que rembourse la Sécurité sociale et ce que peut compléter la mutuelle*, il est utile de relire son tableau de garanties, surtout si d’autres soins sont à prévoir.

Période transitoire 2025-2026 : que faire si votre dossier était déjà en cours ?

La réforme prévoit une période transitoire. Elle concerne notamment les dossiers commencés avant le 1er décembre 2025 ou les situations où prescription, devis et facture n’ont pas tous été établis dans le même cadre.

Les règles à retenir :

  • avant le 1er décembre 2025, certains dossiers peuvent relever de l’ancienne nomenclature ;

  • entre le 1er décembre 2025 et le 30 novembre 2026, la prise en charge peut se faire selon l’ancienne ou la nouvelle nomenclature selon les pièces du dossier ;

  • à partir du 1er décembre 2026, seul le nouveau cadre de prise en charge sera applicable.

Si votre dossier est déjà en cours, vérifiez les dates de prescription, de devis et de facture. Un fournisseur ou un professionnel prescripteur peut aussi vous aider à savoir quel cadre appliquer.

Les erreurs à éviter avant de demander un fauteuil roulant

Avant d’engager les démarches, quelques erreurs peuvent ralentir le remboursement ou créer des incompréhensions.

À éviter :

  • choisir un fauteuil avant la prescription ;
  • confondre le fauteuil souhaité et le fauteuil pris en charge ;
  • ne pas vérifier l’inscription dans le cadre de prise en charge ;
  • oublier la demande d’accord préalable ;
  • valider un devis sans comprendre les options ;
  • penser que toutes les options sont automatiquement incluses ;
  • ne pas conserver les justificatifs ;
  • oublier la période transitoire si le dossier était déjà commencé ;
  • ne pas demander d’explication sur l’achat, la location ou le renouvellement ;
  • ne pas vérifier le rôle éventuel de la complémentaire santé dans les cas particuliers.

À La Réunion, les familles et aidants peuvent aussi avoir besoin de temps pour organiser les déplacements, les rendez-vous ou la livraison du matériel médical. Mieux vaut donc anticiper les démarches dès que le besoin est identifié.

Comment le Groupe CRC peut vous accompagner à La Réunion ?

La réforme du remboursement des fauteuils roulants simplifie l’accès aux équipements concernés. Depuis le 1er décembre 2025, les fauteuils roulants inscrits dans le cadre de prise en charge peuvent être remboursés intégralement, sous conditions.

Les points à bien vérifier restent la prescription, le type de fauteuil, le devis, l’accord préalable, les options, la maintenance et la période transitoire si le dossier avait déjà commencé.

À La Réunion, le Groupe CRC accompagne les assurés dans la compréhension de leurs remboursements santé. Ses équipes peuvent vous aider à mieux lire votre couverture, à comprendre votre reste à charge et à identifier les bons réflexes avant une dépense de santé importante.


Si vous souhaitez en savoir plus sur le dispositif 100% Santé, ses enjeux et la composition de tous les paniers, consultez notre article dédié ou téléchargez gratuitement votre plaquette d'information regroupant toutes les infos nécessaires. Vous pouvez également interroger votre agence CRC la plus proche.

*Il s’agit de la complémentaire santé individuelle ou collective, selon le contrat souscrit.

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FAQ

Depuis quand les fauteuils roulants sont-ils pris en charge intégralement ?

Depuis le 1er décembre 2025, les fauteuils roulants concernés peuvent être pris en charge intégralement, sous conditions.

Quels fauteuils roulants sont concernés par le remboursement ?

Les fauteuils manuels, électriques, sportifs, poussettes, cycles modulaires à roues multiples et scooters modulaires peuvent être concernés, selon la prescription et le respect du cadre de prise en charge.

Faut-il une prescription pour obtenir un fauteuil roulant remboursé ?

Oui. La prescription est obligatoire et doit être réalisée par un professionnel habilité : médecin, ergothérapeute ou masseur-kinésithérapeute selon la situation.

La mutuelle rembourse-t-elle encore un fauteuil roulant ?

Pour les fauteuils éligibles à la prise en charge intégrale, l’Assurance Maladie joue le rôle principal. La complémentaire santé peut rester utile pour d’autres frais de santé ou certains cas particuliers à vérifier dans le contrat.

Que faire si mon dossier était déjà en cours avant le 1er décembre 2025 ?

Il faut vérifier la période transitoire, les dates de prescription, de devis et de facture, puis contacter l’Assurance Maladie, le fournisseur ou le professionnel prescripteur.

Écrit par Nathalie Ho-Pun-Cheung le 27 juillet 2026 4 AM

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